Tout est placé d’après le texte de Hugo : d’abord la description de la troisième partie, livre II, chapitre IX, « Une bastille de province », puis ce que précisent le siège, l’incendie et le dernier matin. Le dessin de Hugo, La Tourgue en 1835, a donné la silhouette : un haut donjon rond et, à côté, plus bas, le châtelet classique sur ses arches.
Les passages du bandeau sont reproduits mot pour mot de l’édition numérique du Project Gutenberg (eBook n° 9645), et un script les vérifie contre ce texte. Seule la typographie est modernisée : apostrophes, espaces fines, tirets, œ, À. Les crochets […] marquent une coupure. Les références donnent la partie, le livre, le chapitre et, s’il y a lieu, la section.
| Élément | Hugo | Modèle |
|---|---|---|
| Épaisseur des murs | quinze pieds d’épaisseur à la base et douze au sommet(un pied ≈ 0,325 m) | 4,9 m à la base |
| Salle basse | pas moins de quarante pieds de diamètre, pilier central portant la clef de voûte | Ø 13 m |
| Étages | six chambres superposées, puis la plate-forme, où l’on arrivait par une étroite guérite | salle basse à +5 m, chambres de 9,5 à 10 m, plate-forme à +63 m |
| La lézarde | de la brèche à la meurtrière du premier ; la tour fendue par l’explosion à plus de quarante pieds au-dessus du fourneau; Radoub a pas moins de quarante pieds à gravir | rebord ≈ 15 m au-dessus du pré ; fente jusqu’à +18,9 m |
| Porte de fer | le deuxième étage du châtelet correspondait avec le deuxième étage de la tour; voussure de quinze pieds, porches de six ou sept pieds | +25 m |
| Portes des escaliers | de biais, elles n’avaient pas hauteur d’homme | 1,6 m, obliques |
| Échelle de sauvetage | longue comme la hauteur des deux premiers étages du pont, hauteur qui dépassait celle de trois étages ordinaires; elle va de la fenêtre de la bibliothèque jusqu’au fond du ravin | ≈ 25 m |
| Le pont | trois arches, six fenêtres, une au-dessus de chaque arche, six mansardes | ≈ 38 m |
| La lisière | la tente de Gauvain dans le pré, la brèche à environ deux cents pas; Lantenac sorti de la brèche est à deux cents pas de la forêt | ≈ 140 m |
du côté occidentalet la forêt derrière la tour : le pont part donc de la tour vers l’ouest. À l’aube, vu de la guillotine sur le plateau,
le jour se levait derrière la Tourgue, ce qui le confirme.
du côté opposéau pont ; le guichet de l’oubliette s’ouvre
vis-à-vis de la brèche, de l’autre côté de la salle basse.
plus haut que le pont, plus bas que la tour; le pont-levis ne s’abaissait
qu’en plan incliné. Du bord du plateau on voit l’intérieur de la bibliothèque, comme le soldat bleu pendant la trêve et Michelle Fléchard pendant l’incendie.
qu’herbe et bruyère, sans une maison ni un arbre; il
s’élevait insensiblementjusqu’au ravin. En août, la bruyère est en fleur.
sur la façade orientale de l’édifice, mais ajoute qu’il
couvrait tout un côté du pont du haut en bas et encadrait les fenêtres des trois étages. Or le pont va d’est en ouest, et son extrémité orientale est la tour elle-même. Le lierre est donc posé sur un long côté : celui que regarde Michelle Fléchard, sous les fenêtres duquel l’échelle était accrochée (
au-dessous des trois fenêtres du côté aval).
affluent du Couesnon. On le fait couler vers le nord ; l’aval, le lierre et les crampons de l’échelle sont donc au nord.
un étroit couloir voûtéprès du ravin et des arches, ouvert sur une fissure qui mène d’un côté au ravin, de l’autre à la forêt. Le tracé dans l’épaisseur du mur est une supposition. Mais le côté est fixé par Halmalo, à la sortie :
à votre droite, c’est le ravin; à votre gauche, c’est la forêt, puis Lantenac
se retournavers l’incendie du pont. Cela n’est possible que si la fissure s’ouvre au sud de la tour, en amont, le pont derrière soi.
pilier centraldu rez-de-chaussée,
le pilier du milieuau premier, la
grande salle voûtée avec pilier au centreau deuxième). Au-dessus, des planchers sur corbeaux, ce que suggère la ruine :
des cordons de corbeaux de granit et quelques poutres transversales marquant les étages.
pas de meurtrières, pas de soupiraux, pas de lucarnes; elle ne prend le jour que par la brèche.
droite sur un bloc de roche à pic, comme dans le dessin de Hugo. Ses murs ont quinze pieds à la base ; puisque chaque étage au-dessus de la salle basse est
une chambre pareille, mais moins large, les douze pieds
au sommetne peuvent être que ceux du couronnement.
une haute et large tour, à six étages. Elle est prise du dessin, où le fût est environ trois fois plus haut que large : des chambres de près de dix mètres, la plate-forme à soixante mètres au-dessus de la salle basse. Le pont, qui doit rejoindre le second étage par la porte de fer, est monté d’autant sur ses piles, et le ravin s’est creusé avec lui :
un ravin profond, étroit, plein de broussailles.
à son sommet, vu d’en bas, et
entre cette plate-forme et la guillotine il n’y avait que l’intervalle du ravin. De l’une à l’autre on pouvait se parler. Pour qu’il voie Gauvain et en soit vu par-dessus le parapet, la table et la chaise sont posées contre le parapet, dans le créneau qui fait face à l’échafaud, sur une petite estrade (supposition).
à quelques pasdu bord du plateau, face à la tour.
C’était peint en rouge. Tout était en bois, excepté le triangle qui était en fer.
vingt-quatre heuresde trêve, en août 1793 (
Un rayon du matin était sur son berceau). Les enfants jouent dans la bibliothèque, le livre est encore sur son pupitre, la mèche soufrée court de la chambre des miroirs au goudron sous le pont, la retirade barre la salle basse.
entre sept et huit heures, à la nuit tombanteet s’engage dans la brèche. Le livre a été mis en pièces, les enfants dorment sur le sac de paille près de la fenêtre. Pas de lune :
La nuit était très noire. Sur la route de Parigné, à un quart de lieue, le
chariot à quatre roues traîné par cinq chevaux attelés de chaînes, sous sa bâche noire, entre ses vingt gendarmes.
il y a quarante ans, vide de haut en bas, entrée par la brèche, le corps de logis du pont réduit à sa
charpente noircie.
en 1835.
« Pas de plus lugubre vision que la Tourgue. »